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Stefan Kisielewski
Biographie
Editorialiste né le 7 mars 1911 à Varsovie mort le 27 septembre 1991 à Varsovie
Pseudonymes : Tomasz Staliński, Kisiel, Teodor Klon
Écrivain, journaliste, compositeur, critique musical, homme politique. Diplômé du Conservatoire national supérieur de Musique de Varsovie en 1934 (théorie de la musique) et en 1937 (composition et piano), il fait aussi des études de philologie polonaise et de philosophie. Il publie dans Pion (Verticale), Bunt Młodych (La Révolte des Jeunes), puis Polityka (La Politique). Entre 1935 et 1937, il occupe le poste de secrétaire du mensuel Muzyka Polska (La Musique Polonaise). En 1939 il prend part à la campagne de septembre, participe à plusieurs batailles. Pendant l’occupation allemande il milite dans des organisations de la résistance polonaise et participe à la vie culturelle clandestine. Il participe à l’Insurrection de Varsovie. Après la guerre en 1945, il s’installe à Cracovie où il enseigne à l’École Supérieure de Musique. Il en sera limogé suite aux critiques qu’il prononce à l’égard de l’esthétique du réalisme socialiste, devenue officielle après le Congrès de Szczecin en 1949.
En 1945 il fonde le bimensuel Ruch Muzyczny (Mouvement musical) et commence sa longue collaboration avec le périodique catholique Tygodnik Powszechny (Hebdomadaire Universel) qui, interrompue entre 1953 et 1956, se prolongera jusqu’à 1989. Depuis 1955, il collabore avec la Radio polonaise. Membre de l’Union des Écrivains polonais et du Pen club polonais. Dans les années 1957-1965 il est député à la Diète polonaise, élu sur la liste du Mouvement catholique Znak (Signe). En 1964 il co-signe une lettre ouverte au premier ministre polonais de l’époque Józef Cyrankiewicz, dite Lettre des 34, contre la censure et la politique culturelle du pouvoir communiste. En 1968 Kisielewski est interdit de publication suite à ses critiques envers le POUP (Parti communiste polonais).
En décembre 1975 il est signataire de la lettre dite Lettre des 59, contre le projet de modification de la Constitution polonaise. Il collabore au KOR (Comité de Défense des ouvriers).
Depuis la moitié des années 70 du XXÈME siècle, il publie ses articles dans la presse clandestine en Pologne, entre autres, dans Biuletyn KOR (le Bulletin du Comité de Défense des Ouvriers KOR), Głos (la Voix), Krytyka (la Critique), Res Publica, Spotkania (Rencontres). A partir de 1989 il travaille pour l’hebdomadaire Wprost (Direct) dans lequel il publie régulièrement ses chroniques. En 1990 il fonde le prix qui porte son nom.
Lauréat de nombreux prix pour ses activités littéraires, musicales et politiques : Prix de la fondation Jurzykowski de New York en 1974, Prix Fondation Andrzej Strug en 1979, Prix de la Fondation Max Schmidheiny-Stiftung auprès de l’Université de Sankt Gallen, en Suisse, en 1983, Prix Stanisław Vincenz en 1987, Prix Aleksander Bocheński, en 1988.
Il est l'ami de Jerzy Giedroyc depuis les années trente du XXÈME siècle. Sa collaboration avec Kultura commence en 1967. L’Institut Littéraire publie ses romans. Depuis le numéro de septembre 1976 de Kultura, Kisielewski y publie les chroniques confisquées par la censure en Pologne, dans les rubriques intitulées Wołanie na puszczy (Cri dans la jungle), et Widziane inaczej (Voir autrement). Dans la revue paraissent fréquemment aussi, ses textes qui analysent la situation politique en Pologne et des extraits de ses romans.
 
Sur Stefan Kisielewski en français:

Czesław Miłosz, Abécédaire, traduit du polonais par Laurence Dyèvre, Fayard, Paris, 2004 pp.173-176, 178-181, 266.

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